Après plusieurs années, Jean-Luc Dang revient à Chalon et trace un portrait de son quartier d'enfance avec un journal photographique, le temps de quelques jours.
Le quotidien de travailleuses et travailleurs du Venezuela, du Kenya et des Philippines, annotant encore et encore des images pour des voitures autonomes américaines.
Rescapée mais amnésique de l'attentat à la station de métro Maalbeek le 22 mars 2016 à Bruxelles, Sabine cherche l'image manquante d'un événement surmédiatisé et dont elle n'a aucun souvenir. César du meilleur court-métrage documentaire 2022.
Un film sur le rituel, le pouvoir et le jeu. Daumë est à la fois une ethnographie et une critique ; c՚est une interrogation sur la manière de représenter un lieu qui ne peut être représenté.
Des faubourgs de Vegas aux villes fantômes du désert du Chili – un récit de voyage jusqu՚au bout du monde, ou plutôt ce qu՚il en reste.
Un film sans objectif dont les images floues au sténopé créent une mémoire de l՚histoire.
The Quarry est un document silencieux de cinq minutes en présence du sublime. Ce petit film en 16 mm témoigne à la fois de l՚incapacité du cinéma à reproduire l՚instant vécu et de son succès à remplacer cet instant par un autre tout aussi merveilleux.
Un anthropologue décrit à travers les rituels des Dieux Rouge et Bleu la création mystique d՚une structure sans nom.
A partir d'un extrait de bande 35 mm d'un film avec le comédien Richard Pryor se crée un véritable assaut visuel qui met à mal les stéréotypes raciaux.
S'inscrivant dans une longue histoire de films peints à la main, le premier Trypp de Ben Russell démarre sur des rythmes lancinants d'ondulations interstellaires.
Troisième volet d'une série de films consacrés au psychédélisme d'origine naturelle. Tourné lors d'un concert, ce film documente la mutation d'un mouvement collectif désordonné en un rituel de transe d'une extrême spiritualité.
Par un effet miroir, la colonne en spirale d'un arbre massif entre en collision avec une branche entrelacée. La représentation se mue en abstraction.
Un court traité sur la sémiotique du capital, du bonheur et de la phénoménologie sous le néon vacillant du capitalisme mondial.
Au cœur de Malobi, un village marroon, au Suriname. En un plan unique, Trypps #6 offre une réinterprétation contemporaine d'un classique de Jean Rouch. C'est Halloween à l'Équateur, avec Andreï Tarkovski en guise de décorateur pour la jungle.
À propos du LSD, de cloches en cuivre, de la jeunesse d'aujourd'hui, de Terence Malick et de Rencontres du troisième type, de la réserve de Pine Ridge et du Sublime. Septième volet d'une série de films sur le cinéma et la transcendance.
115 ans plus tard, un (autre) remake du pseudo-film d'actualité des frères Lumière, La Sortie des usines Lumière. Cette fois-ci, notre usine est un chantier de construction peuplé de milliers d'ouvriers d'Asie du Sud-Est…
Les Replikas, des robots conversationnels en ligne, font part de leurs doutes aux humains à travers leurs échanges. Les événements se déroulent de leur point de vue, à travers des vidéos générées par intelligence artificielle.
Un homme revient à Mamanville, sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d'horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. Grand Prix Essai/ Art Video à Côté Court 2024.
Un couple vit depuis toujours dans une chambre sans portes ni fenêtres. Un jour, sa vie bascule lorsqu’il découvre derrière le papier peint une mystérieuse porte.
Imaginer autre chose, la CFDT s’y est essayée, en dix minutes, sur Antenne 2, le 29 mars 1984. À l’occasion du centième anniversaire de la législation des syndicats, elle s’est interrogée...sur l’avenir.
Séquence de cinq plans, chacun avec un traitement de couleur particulier, dans laquelle un homme porte une mitraillette court. Il se déplace rapidement au début mais, à mesure que la fin approche, il commence à marcher en zigzag. Est-il blessé ?
Lorsque les êtres qui habitent le ciel viennent contaminer ceux de la terre, l’ordre du monde est bouleversé. C’est le début d’une chute tragique de laquelle naîtront les enfers et, à l’opposé, les cercles du paradis.
Une femme regarde le temps passer à côté des valises de son ex-amant (qui est censé venir les chercher, mais n'arrive jamais) et d'un chien agité qui ne comprend pas que son maître l'a abandonné. Deux êtres vivants face à l'abandon.
Alors qu’il est malade d’un cancer, mon père m’annonce qu’il s’est programmé sa mort depuis longtemps. Voix et photographies s’entrechoquent pour essayer de faire sens. Une vision intime du deuil, une lettre adressée à un père décédé. Par la réalisatrice de "Les équilibristes" et "Lame de fond". Prix Qualité du Centre National du cinéma (2012).
"Bab Sebta" est une suite de reconstitutions de situations observées à Ceuta, enclave espagnole sur le sol marocain. Ce lieu est le théâtre d’un trafic de biens manufacturés et vendus au rabais. Des milliers de personnes y travaillent chaque jour.
Court métrage expérimental explorant les possibilités de l'animation par intermittence et des images spasmodiques. Norman McLaren joue avec les lois de la persistance rétinienne dans une œuvre de pure imagination.
Un portrait de la ville de Nice sous la forme d'une balade, portant un regard satirique sur le monde fortuné des estivants et les inégalités sociales. Première fulgurance de Jean Vigo, en collaboration avec Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov.
Une femme est éveillée la nuit. À proximité, un ensemble de décors de théâtre se niche, dévoilant deux paysages alternatifs. Sur le drap bleu de la femme, une lumière reflète et illumine son royaume d'insomnie.
De l’infiniment petit à l’infiniment grand toutes choses de l'univers sont étroitement connectées les unes aux autres, en interagissant, en se recomposant, dans une combinaison de mouvements en perpétuelles métamorphoses.
Un jeune oiseau grandit paisiblement dans le nid familial. Un jour, il se met soudain à aboyer. Les parents sont sous le choc. Un oiseau n’aboie pas, il gazouille. Mais le jeune oiseau veut s’exprimer comme bon lui semble.
Avez-vous déjà considéré la nourriture comme un choix plutôt qu’un besoin ? Avez-vous jamais considéré votre foyer comme l’endroit rêvé pour être malade en toute sécurité ? Avez-vous jamais ressenti un plaisir sexuel en mangeant quelque chose ? Moi, oui.
Deux hommes se résignent à fuir : ils se retranchent dans le maquis corse et y établissent un lieu de vie, tentant d’y réinventer les bases de la vie commune .
Imagine qu’un jour tu te réveilles et que tous tes amis ont disparu. Tes amis qui doivent être là ne le sont plus. Alors tu cherches. Tu cherches partout. Dans toutes les cachettes, dans tous les recoins de la ville. Dans tous les étangs, toutes les rivières. Tu cherches mais tu ne les trouves pas. Un film entièrement fabriqué avec la fonction réalisation du jeu vidéo Grand Theft Auto 5 (GTA V).
Portrait de New-York et de ses habitants, frappés par l'ouragan Sandy. Une méditation sur l'aliénation urbaine et la déconnexion personnelle dans l'œil du cyclone, par le réalisateur de Mobile Homes .
Selon une légende anglaise, Jeanne d’Arc n’est pas morte au bûcher. On lui brûla les yeux et elle fut déflorée par un étalon Anglais. Elle fut ensuite condamnée à errer sur les champs de bataille, tel un charognard, à l’affût de la vie, à la recherche de vierges encore vivantes.
Los Angeles, la nuit.De jeunes gens rapportent les souvenirs d’une ville étrangère – Téhéran – dans une langue qui n’est pas la leur, comme possédés par l’esprit d’Iraniens exilés. Leurs corps devenus hybrides, hôtes dans les deux sens du terme, évoluent dans un univers rendu irréel par la présence fantomatique d’un autre espace-temps.
"Faire descendre le soleil. Faire monter l’or" : Deborah Stratman fait résonner la nécessité de capter les rares reflets du soleil dans la cuvette qu’est Dawson City (Yucon, Canada) avec les éclats encore vifs de la ruée vers l’or qui s’y déroula à la fin du XIXe siècle. En compétition internationale dans la section "Courts-métrages", au Cinéma du réel 2018.
À la surface paisible du Lac Léman, sur la côte vaudoise duquel il s’est installé, Jean-Marie Straub fait remonter l’histoire d’une résistance locale qui a dessiné le paysage politique suisse de l’après-guerre. En compétition internationale dans la section "Courts-métrages", au Cinéma du réel 2018.
Une voix masculine décrit avec une précision impitoyable le parcours physique et mental d’un homme se retrouvant à la rue. Derrière la dureté des mots, on devine l’empathie de celui qui est déjà passé par là. À l’image, les rues de Paris, les passants, les bancs, les recoins sombres où l’on pourrait peut-être s’abriter, le temps d’une nuit.
Sur une plage méditerranéenne ensoleillée, le temps semble figé. Un homme noir, à bout de force, rampe péniblement pour quitter la plage. Autour de lui, les baigneurs habituels semblent ne pas le voir.
Un cours d'eau, la nuit. Une plage, des enfants. De jour, des passants le long d'une rivière. Un poème en trois tableaux inspiré du mythe d'Orphée et des paysages d'enfance de la cinéaste à la frontière franco-suisse.
Promeneurs et travailleurs des terrils du Nord de la France et des falaises de craie d'Angleterre parcourent un paysage friable. Le noir et blanc 16 mm et le travail sonore naviguent de lanière ludique entre mémoire sociale, onirisme et abstraction.