Premier long-métrage de Pere Portabella. Composé de scènes quasi-autonomes s'enchaînant par des transitions inattendues, inspiré par Eisenstein autant que par Bergman ou Antonioni, "Nocturno 29" est le film le plus ouvertement anti-bourgeois de son auteur.
Un écrivain reçoit un prix pour un roman qui doit être adapté au cinéma. Un portrait de la classe intellectuelle espagnole à l'heure de la chute du mur. Après treize ans d'une vie politique riche mais sans tourner, Pere Portabella reprend la caméra et filme une société amnésique que l'Histoire finit par rattraper.
En réponse à une exposition Miró organisée par le pouvoir franquiste, un contre-événement s'organise. Portabella, qui doit filmer une performance du peintre catalan, fait sa connaissance et quatre films vont naître de leur complicité. Peu avant, Portabella avait signé "Aidez l'Espagne", un appel au secours composé d'images d'archives et de dessins du maître.
Un homme déambule en monologuant dans les rues d'une Barcelone fantasmée. En empruntant des plans au cinéma commercial, certaines idées à Freud et certains principes au mouvement surréaliste, Portabella réalise un film en forme de collage, poétique et politique, à la beauté formelle rare.
Cinq ex-prisonniers politiques se retrouvent secrètement à la campagne le jour de l'exécution de Salvador Puig i Antich, anarchiste catalan condamné pour le meurtre d'un agent de la Guardia Civil. Ils discutent de leur expérience carcérale.
La même question pour chacun des chefs des forces politiques émergentes dans le pays après la mort de Franco, comment allez-vous d'une dictature à une démocratie ? Tourné dans les mois qui suivirent la mort de Franco, ce documentaire suit une trame fictionnelle selon un principe de subversion des genres qui traverse l'oeuvre de Pere Portabella.