Début des années 1960, Algérie. De jeunes Algériens sans ressources rejoignent l’armée française, en tant que harkis. L'issue du conflit laisse prévoir l'indépendance prochaine de l'Algérie, laissant le sort des harkis incertain.
Dans une salles des fêtes, Solange célèbre ses 60 ans avec ses proches, dont son frère Bernard surnommé "Feu-de-bois"' car il boit trop. Eméché, cet ancien combattant de la guerre d’Algérie a une altercation raciste avec un des invités...
Alors qu’il n’est plus que l’ombre du guerrier qu’il était en Indochine, le colonel Paul Andreas Breitner se voit contraint de traverser une Algérie en guerre, à la recherche de son ancien officier supérieur : le colonel Simon Delignières, porté disparu dans les Aurès Nemencha, une véritable poudrière aux mains des rebelles.
Entre 1954 et 1962, près de trois millions de jeunes Français, appelés ou rappelés, ont fait une guerre qui ne voulait pas dire son nom. Trente ans après, ceux qui n'ont jamais parlé racontent. La caméra de Bertrand Tavernier vient saisir, un à un, le vécu de ces appelés de la Guerre d'Algérie. Tous sont issus de Grenoble, mais chacun a une histoire différente.
En 1956, trois jeunes hommes aux conceptions politiques opposées rejoignent la troupe des mobilisés pour la guerre d'Algérie. La cruauté de la vie qu'ils doivent mener les rapproche et ils deviennent amis. Mais dans un tel milieu, aucun soulagement n'est possible. Face à la violence, à l'injustice et à la torture, ils se débattent entre la désertion et le suicide.
Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté...