Un long métrage documentaire réalisé par Ulrike Ottinger, réalisatrice allemande, emblème de l’avant-garde en Allemagne et du pop art, sur le Paris des années 60, agité par de nouveaux mouvements artistiques et politiques.
Printemps 2017, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française. Pierre, 25 ans, étudiant boursier, loge chez Francine, 75 ans, clouée dans un fauteuil roulant. Ils assistent, perplexes, à la kermesse électorale qui se joue au dehors.
Un film poème en 18 vagues, comme autant de scènes pour décrire Paris et ses paysages urbains traversés par un "jeune mineur étranger isolé", les attentats, les roses blanches, l'état d'urgence, le bleu-blanc-rouge, l'océan atlantique et ses traversées, les volcans, la beat-box, la révolte, la colère, la violence d’État, un chant révolutionnaire, le silence, et la joie… Rien que la joie.
Un Américain et un Portugais jouent au poker pour le gain d'une île qui n'existe que dans leurs rêves, leurs souvenirs et leurs spéculations... L'auteur des "Trois couronnes du matelot" et "Le Temps retrouvé" a improvisé le tournage comme une expérience : les principes de la série B s'y appliquent à un "film-promenade", où l'observation du monde rejoindrait fantasmes et art abstrait.
Oscar et sa sœur Linda habitent Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants...
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de M. Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, mendiante, père de famille, il semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Mais où sont les caméras ?
Né d'un fait divers, le film relate les trajectoires parallèles d'une jeune femme et de la société capitaliste. Entre autres, la même soumission aux lois de la prostitution. Un Godard pré-68 sociologique explosé par la poésie du cinéma.