Des Tavernier, il y en a eu plusieurs, successivement, dont les différentes activités, toutes centrées sur un amour du cinéma porté à son plus haut degré, se sont fondues en un seul personnage. Ainsi, entre 1960 et 1972, il y a d'abord eu le "vrai cinglé de cinéma", fondateur, avec quelques complices de son calibre, d'un ciné-club pour fanatiques, le Nickelodéon. Il y eut ensuite le critique qui collabora à toutes les revues spécialisées sans exclusivité. Il y eut, presque par accident, le réalisateur de courts métrages (deux), tentative sans lendemain. Il y eut, plus longuement, l'attaché de presse, à un moment où la profession n'existait pas encore vraiment, et qui, avec son ami Pierre Rissient, assura avec enthousiasme la sortie de maints films américains. Il y eut l'historien érudit, auteur en 1970 de 30 ans de cinéma américain, ouvrage de références que viendra compléter ...