D'un Belle Ville à l'autre — Mehrdad Oskouei : "Pourquoi se transforme-t-on en déliquant à treize ans ?"
VIDEO | 2012, 7' | Belle Ville est le nom étrange d'une prison pour enfants de Téhéran. D'ailleurs, on préfère dire "centre fermé". Dans Les Enfants de Belle Ville d'Asghar Farhadi (A propos d'Elly, Une séparation), on quitte le milieu carcéral à la quinzième minute pour ne plus y revenir. Le documentariste Mehrdad Oskouei, lui, a choisi de rester plusieurs jours dans le département des moins de quinze ans et dans Les Derniers jours de l'hiver (à voir en salles dès le 21 novembre 2012), le cinéaste recueille avec une attention rare le témoignage de ces têtes brûlées qui n'ont que dix ou treize ans mais racontent déjà leurs blessures comme des vétérans. Son documentaire résonne ainsi avec la fiction des Enfants de Belle Ville et Mehrdad Oskouei nous a raconté son aventure...
Parce que Le Client, tourné à Téhéran se situe exactement entre deux tournages hors d’Iran, en France (avec Le passé) et en Espagne (avec Everybody knows)
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
À la fois teen movie mélancolique et dystopie sur les dangers de l’IA, Happyend prend le parti de la jeunesse et de la liberté. Alors que la société autour des personnages se rigidifie, la mise en scène leur offre de précieux moments de respiration.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Ce portrait intime d’un des amuseurs fétiches du cinéma français est l’occasion précieuse d’entendre Christian Clavier se confier sur son art. La star se révèle en artisan passionné, qui peaufine sans cesse sa technique de jeu et son sens du rythme.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.