Il est iranien et son film s'appelle Iranien — un documentaire où, dans sa maison familiale, désertée pour cause de révolution islamiste pas tout à fait conforme aux attentes de certains, le réalisateur tient salon, deux jours et demi durant, en compagnie de quatre mollahs, défenseurs ardents, eux, du régime. En quête d'un (possible ?) "vivre ensemble", Mehran Tamadon met sur le tapis la laïcité, le voile et la liberté au cours de joutes oratoires où le plaisir du débat ferait presque oublier la gravité des sujets.
Le film a remporté le Grand prix du cinéma du réel 2014. Il sort en exclusivité dans les salles le 3 décembre 2014. Le voilà projeté aux Etats généraux du documentaire, à Lussas, dans un pré, sur un grand écran en plein air, devant 500 personnes, qui le découvrent sans pratiquement rien en savoir d'avance.
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.