Charles, 18 ans, vit à la campagne et fait du rap en amateur. Il rêve d'être noir et de vivre en ville. Accompagné de Black Charles, son alter ego fantasmé qui le suit partout, Charles part rejoindre son grand frère à Paris, dans l'espoir d'un vie nouvelle.
Charles, 18 ans, vit à la campagne et fait du rap en amateur. Il rêve d'être noir et de vivre en ville. Accompagné de Black Charles, son alter ego fantasmé qui le suit partout, Charles part rejoindre son grand frère à Paris, dans l'espoir d'un vie nouvelle.
Parce que jamais l'armée française n'a été représentée avec autant d'humour et de charme, à la manière des comédies d'antan signées Philippe de Broca ou Billy Wilder.
Pour son premier court-métrage en tant que réalisateur, Swann Arlaud a choisi un sujet qui m'aurait surprise venant de lui si je n'avais pas lu récemment qu'il était lui-même féru de rap à l'âge de son personnage principal. Le rap n'est en effet pas souvent représenté au cinéma, et on rattache plus volontiers ce genre musical aux quartiers défavorisés et à la violence urbaine qu'à ce qu'il est à la base : une forme d'expression pour crier la révolte et le sentiment d'injustice. C'est précisément ainsi que le ressent le jeune héros de ce film, Charles, adolescent rêveur pour qui le rap est un exutoire face au monde extérieur qu'il juge hostile (dans son imagination, il est Black Charles, un Black, plus légitime selon lui pour faire du rap). Charles idéalise son grand frère (Swann Arlaud lui-même, à la fois devant et derrière la caméra), qui lui aussi rapait quand il était plus jeune. Sauf que le grand frère a changé et est désormais moins vindicatif que désabusé. Choc des générations, liens fraternels, un brin de poésie aussi lorsqu'il représente la fantasmagorie de Charles, ce court-métrage est une réussite pour une première réalisation (notons tout de même qu'il est réalisé à quatre mains, avec Tatiana Vialle, sa propre mère, elle-même metteuse en scène).
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