Vidéo
La Playlist Universciné de Paul Vecchiali
VIDEO | 2016, 13' | Cinéaste farouchement indépendant, producteur et parfois même acteur de ses films, Pau...
La rédaction, 11/10/2016
91
1938
"T’as d’beaux yeux tu sais ! —Embrassez-moi !"… Qui ne connaît pas cette réplique du Quai des brumes échangée dans une ruelle obscure par Jean Gabin et Michèle Morgan au son de la musique de limonaire composée par Maurice Jaubert ? Ce troisième long métrage de Marcel Carné, tourné en 1938, vaut mieux que cette unique réplique devenue légendaire. Réalisme poétique, disait la presse… Réalisme fantastique, écrivait Jean...
Déserteur, Jean arrive au Havre et cherche à se cacher avant de pouvoir quitter le pays. Grâce à un sympathique clochard, il trouve refuge dans une baraque du port où il fait la connaissance d'un peintre singulier et de Nelly, une belle jeune fille dont il tombe amoureux. Est-il enfin sauvé ? Interdit aux moins de seize ans à sa sortie, le film l'est totalement sous l'Occupation par la censure française. Il reçut pourtant le Prix Louis-Delluc 1938, Grand Prix national du cinéma français 1939 ; le Prix Méliès; le Lion d'Or à la vie Mostra de Venise (1938) ; meilleur film étranger pour 1939 aux États-Unis et à Cuba... En adaptant un roman de Pierre Mac Orlan, le tandem Prévert/Carné, à contre-courant de toutes les modes (un déserteur comme héros ! et puis "Toute cette brume ! On n'y voit rien" critiquaient les bien-pensants de l'époque), réalisait un film emblématique de l'esprit français d'avant-guerre. Le couple Gabin/Morgan devint légendaire. Et c'est ici que l'on entend "T'as de beaux yeux, tu sais" : l'une des répliques les plus célèbres du cinéma. Culte.
Déserteur, Jean arrive au Havre et cherche à se cacher avant de pouvoir quitter le pays. Grâce à un sympathique clochard, il trouve refuge dans une baraque du port où il fait la connaissance d'un peintre singulier et de Nelly, une belle jeune fille dont il tombe amoureux. Est-il enfin sauvé ? Interdit aux moins de seize ans à sa sortie, le film l'est totalement sous l'Occupation par la censure française. Il reçut pourtant le Prix Louis-Delluc 1938, Grand Prix national du cinéma français 1939 ; le Prix Méliès; le Lion d'Or à la vie Mostra de Venise (1938) ; meilleur film étranger pour 1939 aux États-Unis et à Cuba... En adaptant un roman de Pierre Mac Orlan, le tandem Prévert/Carné, à contre-courant de toutes les modes (un déserteur comme héros ! et puis "Toute cette brume ! On n'y voit rien" critiquaient les bien-pensants de l'époque), réalisait un film emblématique de l'esprit français d'avant-guerre. Le couple Gabin/Morgan devint légendaire. Et c'est ici que l'on entend "T'as de beaux yeux, tu sais" : l'une des répliques les plus célèbres du cinéma. Culte.
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