Dans la maladie de Sachs, le titre fait référence au nom du personnage interprété par Albert Dupontel. Il s’agit d’un médecin de province qui exerce son métier comme un sacerdoce, absorbant la souffrance de patients nombreux et variés, dont les maladies ne sont pas toujours répertoriées : quand une de ses consultantes s’excuse de ne pas être malade, il lui répond « oui, mais je vois que vous avez mal ». Sa maladie...
« La Maladie de Sachs » raconte le quotidien d'un médecin de campagne confronté à la souffrance, à l'angoisse, à la violence des rapports humains, à tout ce qui rend malade. La perméabilité à cette souffrance, qu'on pourrait appeler la compassion, la révolte contre l'arrogance du savoir médical, le sentiment de son insuffisance rendent secrètement le docteur Sachs malade de lui-même. C'est la maladie de Sachs. Par petites touches, par petites phrases, les patients font le portrait du médecin. Le docteur Sachs existe d'abord par le regard d'autrui, le docteur Sachs n'affirme rien. Le docteur Sachs écoute. Et par un effet de miroir, la multitude des voix forme la trame du récit. Une mosaïque d'éclats de vie s'organise autour du cabinet médical. Le docteur Sachs écrit. L'écriture est une thérapie, en tout cas un analgésique. Le docteur Sachs rencontre Pauline. Le docteur Sachs apprend à ne plus avoir peur de la souffrance, car elle est inévitable, ni du bonheur, car il est possible.
« La Maladie de Sachs » raconte le quotidien d'un médecin de campagne confronté à la souffrance, à l'angoisse, à la violence des rapports humains, à tout ce qui rend malade. La perméabilité à cette souffrance, qu'on pourrait appeler la compassion, la révolte contre l'arrogance du savoir médical, le sentiment de son insuffisance rendent secrètement le docteur Sachs malade de lui-même. C'est la maladie de Sachs. Par petites touches, par petites phrases, les patients font le portrait du médecin. Le docteur Sachs existe d'abord par le regard d'autrui, le docteur Sachs n'affirme rien. Le docteur Sachs écoute. Et par un effet de miroir, la multitude des voix forme la trame du récit. Une mosaïque d'éclats de vie s'organise autour du cabinet médical. Le docteur Sachs écrit. L'écriture est une thérapie, en tout cas un analgésique. Le docteur Sachs rencontre Pauline. Le docteur Sachs apprend à ne plus avoir peur de la souffrance, car elle est inévitable, ni du bonheur, car il est possible.
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1999
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