Après plusieurs années, Jean-Luc Dang revient à Chalon et trace un portrait de son quartier d'enfance avec un journal photographique, le temps de quelques jours.
Un homme revient à Mamanville, sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d'horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. Grand Prix Essai/ Art Video à Côté Court 2024.
Ce film expérimental est constitué de plans fixes de carrefours à Munich filmés à divers moments de la journée. Une manière de capter le paysage urbain et de façonner ainsi l'imaginaire du spectateur.
Un long métrage documentaire réalisé par Ulrike Ottinger, réalisatrice allemande, emblème de l’avant-garde en Allemagne et du pop art, sur le Paris des années 60, agité par de nouveaux mouvements artistiques et politiques.
Un portrait de la ville de Nice sous la forme d'une balade, portant un regard satirique sur le monde fortuné des estivants et les inégalités sociales. Première fulgurance de Jean Vigo, en collaboration avec Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov.
Baroudeur, aventurier, compteur infatigable, Silva a fait tous les métiers et arpenté toutes les routes. Arrivé dans un petit village au nord du Portugal, il se lie d'amitié avec une jeune fille, Ana, bercée par la multitude d'histoires qu'il lui raconte.
Imagine qu’un jour tu te réveilles et que tous tes amis ont disparu. Tes amis qui doivent être là ne le sont plus. Alors tu cherches. Tu cherches partout. Dans toutes les cachettes, dans tous les recoins de la ville. Dans tous les étangs, toutes les rivières. Tu cherches mais tu ne les trouves pas. Un film entièrement fabriqué avec la fonction réalisation du jeu vidéo Grand Theft Auto 5 (GTA V).
Printemps 2017, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française. Pierre, 25 ans, étudiant boursier, loge chez Francine, 75 ans, clouée dans un fauteuil roulant. Ils assistent, perplexes, à la kermesse électorale qui se joue au dehors.
Portrait de New-York et de ses habitants, frappés par l'ouragan Sandy. Une méditation sur l'aliénation urbaine et la déconnexion personnelle dans l'œil du cyclone, par le réalisateur de Mobile Homes .
Los Angeles, la nuit.De jeunes gens rapportent les souvenirs d’une ville étrangère – Téhéran – dans une langue qui n’est pas la leur, comme possédés par l’esprit d’Iraniens exilés. Leurs corps devenus hybrides, hôtes dans les deux sens du terme, évoluent dans un univers rendu irréel par la présence fantomatique d’un autre espace-temps.
Un film poème en 18 vagues, comme autant de scènes pour décrire Paris et ses paysages urbains traversés par un "jeune mineur étranger isolé", les attentats, les roses blanches, l'état d'urgence, le bleu-blanc-rouge, l'océan atlantique et ses traversées, les volcans, la beat-box, la révolte, la colère, la violence d’État, un chant révolutionnaire, le silence, et la joie… Rien que la joie.
Une voix masculine décrit avec une précision impitoyable le parcours physique et mental d’un homme se retrouvant à la rue. Derrière la dureté des mots, on devine l’empathie de celui qui est déjà passé par là. À l’image, les rues de Paris, les passants, les bancs, les recoins sombres où l’on pourrait peut-être s’abriter, le temps d’une nuit.
Quelque part à Manille, un voyou s'enfuit avec une prostituée dont il tombe brusquement amoureux. Et les problèmes commencent... Un opéra punk noir, filmé en quelques jours dans les bas fonds de la ville par Khvan de la Cruz, l’enfant terrible du cinéma philippin. Visuellement somptueux (photo de Chris Doyle, chef op de Wong Kar-wai), hanté par une bande son ensorcelante, un trip flamboyant
Cette symphonie urbaine miniature commandée par les Archives du Film de Chicago et mise en musique par le jazzman Phil Cohran entrelace des extraits de trente films différents, restituant le pouls de la métropole verticale. Sélectionné au festival Cinéma du réel 2016.
Un Américain et un Portugais jouent au poker pour le gain d'une île qui n'existe que dans leurs rêves, leurs souvenirs et leurs spéculations... L'auteur des "Trois couronnes du matelot" et "Le Temps retrouvé" a improvisé le tournage comme une expérience : les principes de la série B s'y appliquent à un "film-promenade", où l'observation du monde rejoindrait fantasmes et art abstrait.
Oscar et sa sœur Linda habitent Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants...
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de M. Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, mendiante, père de famille, il semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Mais où sont les caméras ?
Né d'un fait divers, le film relate les trajectoires parallèles d'une jeune femme et de la société capitaliste. Entre autres, la même soumission aux lois de la prostitution. Un Godard pré-68 sociologique explosé par la poésie du cinéma.