Un couple vit depuis toujours dans une chambre sans portes ni fenêtres. Un jour, sa vie bascule lorsqu’il découvre derrière le papier peint une mystérieuse porte.
Une femme regarde le temps passer à côté des valises de son ex-amant (qui est censé venir les chercher, mais n'arrive jamais) et d'un chien agité qui ne comprend pas que son maître l'a abandonné. Deux êtres vivants face à l'abandon.
"Bab Sebta" est une suite de reconstitutions de situations observées à Ceuta, enclave espagnole sur le sol marocain. Ce lieu est le théâtre d’un trafic de biens manufacturés et vendus au rabais. Des milliers de personnes y travaillent chaque jour.
Travailler et perdre son travail. Marcher, arriver, se saluer, se connecter ou chercher la connexion. D’Argentine au Mozambique, du Mozambique aux Philippines, l’errance de quelques jeunes gens pour lesquelles certaines choses semblent totalement égales. Dans cette quête sans hâte, quelque chose du mystère, de la poésie qui nous réunit tous, et pas seulement les êtres humains, va être dévoilé.
Avez-vous déjà considéré la nourriture comme un choix plutôt qu’un besoin ? Avez-vous jamais considéré votre foyer comme l’endroit rêvé pour être malade en toute sécurité ? Avez-vous jamais ressenti un plaisir sexuel en mangeant quelque chose ? Moi, oui.
Baroudeur, aventurier, compteur infatigable, Silva a fait tous les métiers et arpenté toutes les routes. Arrivé dans un petit village au nord du Portugal, il se lie d'amitié avec une jeune fille, Ana, bercée par la multitude d'histoires qu'il lui raconte.
Deux hommes se résignent à fuir : ils se retranchent dans le maquis corse et y établissent un lieu de vie, tentant d’y réinventer les bases de la vie commune .
N, un jeune subsaharien, traverse le désert pour effectuer un passage clandestin en Europe. Après un braquage, il se trouve seul en Tunisie. Finalement, il décide de traverser solitairement la mer vers l'Europe. Commence alors une quête initiatique.
Deux actrices passent un week-end dans une maison de campagne afin de répéter une pièce de théâtre. Lors d'une promenade dans les bois, l'une d'entre elles déterre une chose étrange, une créature sans orifice, sans membre, de la taille d'un phoque. La créature devient un objet de convoitise pour les deux femmes, prêtes à tout pour posséder la chose...
Selon une légende anglaise, Jeanne d’Arc n’est pas morte au bûcher. On lui brûla les yeux et elle fut déflorée par un étalon Anglais. Elle fut ensuite condamnée à errer sur les champs de bataille, tel un charognard, à l’affût de la vie, à la recherche de vierges encore vivantes.
Chas Devlin est ce qu’on appelle un « artiste » dans le milieu de la pègre, l’un de ces malfrats dont l’habilité à faire usage de la violence et de l’intimidation est reconnue de tous. Quant à Turner, c’est une star du rock qui vit en marge de la société. Lorsque Chas, poursuivi par ses employeurs, trouve refuge dans la demeure de Turner, leur rencontre ne peut qu'être explosive...
Daniel est un artiste plasticien qui ne trouve plus l’inspiration. Au fil de ses déambulations nocturnes, il rencontre trois filles de nuit plus folles les unes que les autres, quand il assiste à un drame… Au cœur de cette nuit surréaliste, les rêves les plus extravagants et les peurs les plus sombres de Manuela, Divine et de Candice vont se révéler...
Domrémy, 1425. Jeannette n’est pas encore Jeanne d’Arc, mais à 8 ans elle veut déjà bouter les anglais hors du royaume de France. Inspirée des écrits de Charles Péguy sur la pucelle d'Orléans, le Jeannette de Bruno Dumont revisite les jeunes années d’une future sainte dans un film musical à la BO électro-pop-rock signée Gautier Serre, alias Igorrr et aux chorégraphies signées Philippe Decouflé.
À travers cinq récits en apparence déconnectés, les pensées, désirs et fantasmes de jeunes adolescents gays. Un monde parallèle où se côtoient fantasmes morbides, pulsions violentes, désirs refoulés.
Un homme seul se voit confier une mission dans un créole sibyllin et le hall d'un aéroport. Un avion le conduit alors en Espagne. Mais quel but mystérieux poursuit ce solitaire mutique ?
Quelque part à Manille, un voyou s'enfuit avec une prostituée dont il tombe brusquement amoureux. Et les problèmes commencent... Un opéra punk noir, filmé en quelques jours dans les bas fonds de la ville par Khvan de la Cruz, l’enfant terrible du cinéma philippin. Visuellement somptueux (photo de Chris Doyle, chef op de Wong Kar-wai), hanté par une bande son ensorcelante, un trip flamboyant
Mort et résurrection du poète. Frappé par une balle, le poète Jean Cocteau rebondit dans un autre temps. Vie et mort, présent et futur, monstres et imagination, angoisses et fantasmes, c'est le testament du poète cinéaste, sa biographie sans aucun souci de chronologie. Jean Cocteau y tient le rôle principal.
Un bûcheron perdu arrive parmi l'équipage d'un sous-marin en perdition. Il raconte comment il a échappé à un redoutable clan d’hommes des cavernes. Sa bien-aimée à été enlevée par ces hommes féroces, et il est prêt à tout pour la sauver. Une aventure peuplée de femmes fatales, de fous à lier et d’amoureux transis.
Après le cataclysme, un valeureux éclaireur est envoyé sur terre afin d’en sonder la surface… L'un des trois premiers courts-métrages de Philippe Petit, réalisateur de Danger Dave. .
Des soldats sont atteints d’une mystérieuse maladie du sommeil. Jenjira, qui les veille, croise une médium capable d'échanger avec eux.
Un avant-poste reculé au fin fond de la Patagonie, en 1882, durant la prétendue « Conquête du désert », une campagne génocidaire contre la population indigène de la région. Les actes de sauvagerie se multiplient de tous côtés. Le Capitaine Gunnar Dinesen arrive du Danemark avec sa fille de quinze ans afin d’occuper un poste d’ingénieur dans l’armée argentine.
J.S. Bach occupe le poste de cantor dans une école de Leipzig. C'est un travailleur appliqué et dévot. Sa position sociale et professionnelle est loin d'être privilégiée, mais sa renommée comme compositeur et interprète croît de façon exponentielle au cours de sa vie et transcende sa mort, faisant de lui tant une référence de la haute culture qu'une icône populaire.
Premier long-métrage de Pere Portabella. Composé de scènes quasi-autonomes s'enchaînant par des transitions inattendues, inspiré par Eisenstein autant que par Bergman ou Antonioni, "Nocturno 29" est le film le plus ouvertement anti-bourgeois de son auteur.
Un homme déambule en monologuant dans les rues d'une Barcelone fantasmée. En empruntant des plans au cinéma commercial, certaines idées à Freud et certains principes au mouvement surréaliste, Portabella réalise un film en forme de collage, poétique et politique, à la beauté formelle rare.
Au Mexique, Juan et sa jeune famille ont quitté la ville pour s'installer à la campagne. Là, ils profitent et souffrent d'un monde qui voit la vie différemment. Juan se demande si ces mondes sont complémentaires, ou bien s'ils affrontent inconsciemment pour s'éliminer entre eux.
Oscar et sa sœur Linda habitent Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants...
L'une veut retrouver sa fille disparue, l'autre garde un étrange secret. Lola, elle, veut oublier son passé, Juana trouver l'amour et Enriqueta quelqu'un qui la fasse rire. Sans le savoir, chacune est liée au mystérieux Diamond Flash... Présenté au festival fantastique de Sitgès en 2011, le premier long-métrage d'un jeune auteur de BD qui joue avec les genres, et signera ensuite "La Niña de fuego"
Membre de l'Ecole de Barcelone, Portabella signe son premier film, terrain de recherche pour de nouvelles possibilités narratives. Pour le scénario, il fait appel au poète Joan Brossa et met à profit des techniques d'habitude utilisées dans les films publicitaires. Entre jeux de mots et puissantes métaphores visuelles, celui qui produisit le premier Carlos Saura et "Viridiana" met cartes sur table
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de M. Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, mendiante, père de famille, il semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Mais où sont les caméras ?
En sept courts-métrages, des réalisateurs et des artistes parmi les plus visionnaires et provocateurs de leur génération font se rencontrer l’art, le cinéma et le sexe. La pornographie peut-elle alors relever du domaine de l’art ?
Dans sa demeure bourgeoise, un collectionneur examine une série de tableaux du peintre Frédéric Tonnerre. Une des toiles a été volée et dans l'effort de la recomposer, les spéculations les plus baroques sont avancées. Des énigmes de toute sorte sont ainsi relevées et résolues, dont une qui embrasse toutes les autres : le langage caché de l'artiste.
Nous voici plongés dans une histoire de mystère, Lorsqu'une actrice, en proie à l'amour et aux tourments, ne fait plus la distinction entre son personnage à l'écran et la réalité, sa vie devient cauchemardesque et surréaliste.
Dans un château de Bohême transformé en hôtel, des gens vivent dans une atmosphère feutrée où tout autre bruit que quelques paroles chuchotées est proscrit. Un homme tente de persuader une femme qu'ils ont eu une aventure, l'année dernière, à Marienbad. Nouveau roman + cinéma : une révolution esthétique qui fit scandale et valut au film le Lion d'or du festival de Venise 1961.
Magdalena et Maria, des jumelles, ont été séparées à la naissance. Maria grandit dans un pensionnat de jeunes filles, fugue et finit chanteuse dans les tripots marseillais. Magdalena a été adoptée, elle travaille dans une galerie d'art, dans le Marais, et se passionne pour les faits divers. De leur mère, les jeunes femmes ne conservent qu'une seule trace : une carte postale.
Une expérience plastique pour répondre aux ténèbres intérieures du cinéaste. Un tournage de 7 jours; tout ce qui est tourné est projeté, sans coupes de montage; une seule prise, jamais deux. Le but : filmer la vie telle qu'elle vient tandis que l'auteur s'entoure de bandelettes blanches, comme l'homme invisible, tandis que l'appartement disparait sous le noir des couches de peinture.