Parmi eux, il est le plus habile à traduire le mal-être de personnages peu exemplaires : pas de héros positifs chez Has, pas d'interrogations directement sociales, pas de lecture immédiatement politique de ses films (il fut un des rares réalisateurs polonais à ne pas être membre du Parti communiste). Mais il y circule un "air du temps" sans équivalent, une respiration du quotidien que l'on ne trouve guère ailleurs (sinon dans Au revoir, à demain, de Janusz Morgenstern, 1960).
On a considéré son cinéma comme peu "engagé". En réalité, même lorqu'il a cherché son inspiration dans le passé – la majorité de ses titres à partir du Manuscrit trouvé à Saragosse (1965) -, il ne s'est jamais privé de laisser passer sa vision de la société de son temps, comme le prouve La Poupée (1968). Et bien plus que d'autres, il...