Né à Munich, en 1942, membre éminent du jeune cinéma allemand des années 70, Werner Herzog (Stipetic de son vrai nom) finance ses premiers courts, en travaillant en usine.
Son premier long, Signes de Vie (1968), œuvre déroutante, sidérante de beauté, est saluée comme la renaissance du cinéma allemand. Herzog y énonce ses thèmes favoris : la volonté de pouvoir, la maîtrise de son destin, une dimension de l’absurde qui lui est propre. Il revendique la parenté et la continuité avec ses pairs Fritz Lang et Murnau, sautant la génération de ses pères, celle du nazisme.
Son cinéma, à la fois déroutant et sublime, n’évite jamais le geste du cœur ou de folie, à l'image de ses personnages. Herzog est traversé d'intuitions fulgurantes qui lui permettent de...