Je suis curieuse, en 1967, fut considéré comme le porte-drapeau d'une génération scandinave, prête à aborder franchement les problèmes de la sexualité comme nulle autre cinématographie n'osait le faire. Le scandale causé par les hardiesses de Vilgot Sjöman semble aujourd'hui démesuré, eu égard aux progrès accomplis depuis dans le dévoilement, des corps et des esprits. La vague du cinéma X est passée par là, réduisant les audaces des années précédentes à pas grand-chose. Il n'empêche : le rôle joué par les films de Sjöman fut, à l'époque, important, comme symptôme d'une société occidentale encore bloquée par des tabous solides et qui commençait à s'interroger.
La filmographie du cinéaste est pourtant loin de se résumer à ces quelques titres sulfureux que furent Ma sœur, mon amour ou...