Après avoir, durant toutes les années cinquante, assisté quelques grands noms du cinéma français populaire, Marcel Carné, Denys de La Patellière, Henri Verneuil, il tourne son premier long métrage en 1962, au moment de l'éclosion de la Nouvelle Vague.
Rien de commun cependant entre les cinéastes du mouvement et cet artisan, adepte du scénario fignolé, de l'adaptation soignée de romans, du travail de caméra précis, avant tout désireux de proposer, modestement, au public un produit de qualité.
Pas un théoricien de son art, ni un auteur revendiqué, mais un cinéaste pragmatiste, sans états d'âme – en tout cas, apparemment. Excepté Noyade interdite (1987), tiré d'une Série Noire d'Andrew Coburn (qu'il a francisée), il a puisé son inspiration exclusivement chez les romancie...