Les trois films qu'il réalise en 1960, Contes cruels de la jeunesse, L'Enterrement du soleil et Nuit et brouillard du Japon résonnent d'une tonalité neuve dans le cinéma national et, découverts par la critique internationale, sont considérés comme des manifestes ; le troisième, ainsi intitulé en hommage au film d'Alain Resnais, dresse un tableau de la mémoire des combats, depuis la fin de la guerre, de l'extrême-gauche japonaise contre l'occupation du pays par l'armée américaine.
Son interdiction, après quatre jours d'exploitation, ne fit que renforcer la radicalité d'Oshima, qui marqua entre plus fortement son territoire dans ses films suivants, Le Révolté (1962), ...