Martine Doyen :
J'ai fait des études d'arts plastiques et de communication, mais j'ai toujours eu envie de faire du cinéma. J'ai commencé par
réaliser des films en super 8 mm. C'étaient de courtes fictions à un ou deux personnages, non dialoguées, à la fois sombres et
burlesques, tournées très rapidement. J'assumais tout ; production, caméra, montage, catering… Mes seuls collaborateurs étaient
les
acteurs, professionnels ou non.
En bricolant ces films, j'ai découvert
une vraie passion et j'ai lâché mon job pour avoir le temps de m'y
consacrer à fond. J'ai fréquenté assidûment la cinémathèque, lu
beaucoup sur le cinéma, pris des cours d'art dramatique et d'écriture
cinématographique. Puis, je suis passée au court métrage en 16 et 35
mm.
C'est l'Atelier Jeunes Cinéastes qui a produit mon premier court, aidé par la communauté française et flamande de Belgique; Herman le gangster, un film noir inspiré d'une nouvelle d'Hugo Claus. Ensui...