Tout n'a pas toujours été simple pour lui : les conditions économiques du Portugal des années 30 ne permettent pas à l'industrie cinématographique nationale d'exister vraiment, et il ne peut réaliser que quelques courts jusqu'à Aniki Bobo, son premier long, en 1941. Mais ce film sur la vie quotidienne des quartiers populaires de Porto, néoréaliste avant la lettre, est mal reçu par le pouvoir de Salazar, et Oliveira devra attendre vingt ans avant de tourner son deuxième long, Mystère du printemps (1961) et à nouveau dix ans pour réaliser son troisième, Le Passé et le Présent (1971). Ce n'est donc qu'à 62 ans que le cinéaste commence sa véritable...