Rien pourtant ne le prédestinait à l'étude de terrain, puisque c'est en tant qu'ingénieur des Ponts et Chaussées qu'il entra dans la carrière. Et nul doute que s'il avait été amené à créer des autoroutes en Allemagne, il serait demeuré constructeur de voies jusqu'à la retraite. Mais c'est au Niger qu'il se retrouve, à la fin des années trente, où le contact avec les ouvriers locaux lui fait découvrir leurs rites magico-religieux.
Après la guerre, effectuée dans la division Leclerc, il abandonne le bitume pour l'ethnographie, et suit les cours de Marcel Griaule, le spécialiste des Dogons (avec lequel il soutiendra plus tard, en 1953, une thèse de doctorat). Il retourne en Afrique, descend le fleuve Niger avec une caméra 16 mm et filme ce qu'il découvre. Il en tire en 1947 Au pays des mages noirs, un court métrage ; le mouvement est lanc...