Il étudie la philosophie à Lyon et en sort avec une maîtrise sur le film d'opéra. Reçu à la FEMIS, il y réalise un court-métrage, La Vie selon Luc, sélectionné en 1991 au Festival de Cannes où il rencontre Philippe Martin (Les films Pelléas) qui devient alors son producteur attitré.
D'un titre à l'autre, le cinéaste dresse un portrait fataliste des milieux populaires. Mais, en associant la musique de Bach aux images des cités HLM (Ni d'Eve ni d'Adam, La Vie selon Luc, Des filles en noir), il transcende ainsi la question sociale, et l'on peut voir ses films comme des pièces de musique, d'autant que Civeyrac parle de son métier en évoquant des musiciens ou des compositeurs. Avec un nombre toujours très limité de personnages, ils évoquent un idéal de musique de chambre, avec parfois une timide attirance pour la comédie musical...