Il signa cinquante titres en quarante et un ans, entre 1958, date de son premier court métrage d'étudiant, et 1999, date de son ultime réalisation. Paradoxalement, c'est dans la décennie enchantée des années 60 que ses films furent les moins nombreux, deux longs métrages seulement, Le Premier Cri (1963) et La Plaisanterie (1969). Mais, à l'image de la plupart de ses confrères qui firent rarement mieux ensuite, ce furent là ses réalisations les plus personnelles et les plus mémorables.
Le premier cri, c'est celui que pousse, dans le dernier plan, l'enfant dont l'attente de la naissance constitue la trame du premier film de Jaromil Jires. Le couple est séparé, elle, l'étudiante, à l'hôpital, lui, le réparateur de radio, dans les rues de Prague à tromper son temps jusqu'à l'accouchement. Les souvenirs de chacu...