Or, s'il existe des films qui ont résisté à l'usure du temps, ce sont bien ceux de Jacques Feyder ; datés, certes, mais pas plus que les autres, signés Renoir ou Duvivier, et toujours pourvus d'une séduction narrative tenace, comme tous ces films que l'on connaît dans le détail, Enfants du paradis ou Belle Équipe, et qui pourtant persistent à piéger : impossible de s'en arracher, la projection une fois lancée.
Classique et respectable, donc. Pourtant Jacques Feyder, né Frédérix, avait commencé dans une tonalité comique, sans doute pour manifester la rupture avec sa famille de notables bruxellois qui l'auraient bien vu faire une carrière militaire, plutôt que devenir un acteur de théâtre, puis de cinéma.
Il fréquente les studios parisiens dès 1912, tourne avec Louis Feuillade, avant de passer à la réalisation che...