Il fut un cinéaste par hasard, qui choisit le cinéma lorsque sa manière picturale hors mode ne lui permettait plus d'être exposé. Car il était avant tout peintre, ou plutôt "fabricant d'images", comme il se définissait lui-même : images plates, comme ses tableaux, images en perspectives, dans les "boîtes" qu'il construisait avec soin, images animées enfin dans les peu nombreux films qu'il réalisa. Son court métrage La Pomme rafla de multiples prix en 1967, mais ce n'est qu'en 1972 qu'il s'attaqua au long métrage, avec L'Italien des Roses, beau film méconnu dans lequel un Richard Bohringer débutant incarnait la perte des illusions de l'après-mai 68.
Revenu à la peinture après un essai détourné de film érotique de science fiction (son scénario s'intitulait L'Amour est aussi un fleuve en Russie; le film sortit, en 1976, sous le titre Spermula...), Charles Matton attendra p...