Exégètes et hagiographes n'ont pas manqué, depuis sa disparition précoce, de creuser dans un corpus heureusement suffisamment solide pour résister aux explorations venues de toutes les directions, aussi bien du côté des Cahiers du cinéma que de Positif, Tarkovski représentant un des rares exemples de consensus critique. Multirécompensé par les grands festivals, Cannes et Venise – de tous ses titres, seul Le Miroir ne récolta aucun prix -, il fut par ailleurs en butte à tant de tracasseries de la part de l'administration soviétique qu'il dut choisir l'exil pour continuer à tourner. Un artiste génial et maudit, et maudit parce que génial, il y avait là matière à statufication – c'est chose faite, puisque son effigie en pied est aujourd'hui visible à l'entrée du VGIK, l'éc...