VIDEO | 2011, 8' | Plus dérangeant, et plus fort, que ses précedents essais déjà très personnels (on peut voir sur Universciné À toute vitesse, New wave et Après lui avec Catherine Deneuve), le nouveau film de Gaël Morel, Notre paradis s'aventure sur des chemins noirs. Peinture violente des milieux homosexuels qui font appel à la prostitution, tragédie du temps qui passe (on y retrouve Béatrice Dalle, en ex-égérie du Palace, exilée en province)... Le cinéaste suit un couple d'amants criminels, dans la tradition du film noir, pour qui le "prix à payer" est celui de la jeunesse. Corps du délit : Stéphane Rideau, partenaire de jeu de Gaël Morel dans Les Roseaux sauvages (André Téchiné - 1994), ici métamorphosé, adulte en perdition, offre ainsi déjà par sa seule présence une réflexion inquiète sur l'âge et la séduction, à l'épreuve de l'amour.
Avec ce kaléidoscope nocturne, Jarmusch explore l’humanité fugace de plusieurs grandes villes. Cinq trajets, cinq dialogues, un humour doux-amer : la nuit devient un théâtre d’âmes solitaires réunies par le hasard et la tendresse.
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Ce portrait intime d’un des amuseurs fétiches du cinéma français est l’occasion précieuse d’entendre Christian Clavier se confier sur son art. La star se révèle en artisan passionné, qui peaufine sans cesse sa technique de jeu et son sens du rythme.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.