On a coutume de désigner le Prix Louis Delluc comme le Prix Goncourt du cinéma.
Créé en 1937, ce prix prestigieux, en hommage à l'un des premiers critiques de film, en réunit seize qui voteront le 16 décembre pour élire le meilleur film français de l'année et le meilleur premier film.
Jean Renoir, Alain Resnais, Jacques Tati, Claude Sautet... ce sont les plus grands cinéastes qui ont été récompensés, côtoyant des auteurs moins prisés des spécialistes mais qui réussirent des films mémorables. Ainsiles premiers longs-métrages de Sandrine Veysset (Y aura-t-il de la neige à Noël?) ou Diane Kurys (Diabolo menthe) qui rencontrèrent un grand succès public; la confirmation d'auteurs restés trop marginaux comme Christine Pascal ( Le petit prince a dit) ou Philippe Garrel (Les Amants réguliers).
Les nominations 2015 font apparaître plusieurs films que vous pouvez d'ores et déjà voir en vod si vous les avez manqués en salle. C'est le moment d'en profiter !
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Ce portrait intime d’un des amuseurs fétiches du cinéma français est l’occasion précieuse d’entendre Christian Clavier se confier sur son art. La star se révèle en artisan passionné, qui peaufine sans cesse sa technique de jeu et son sens du rythme.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.