Claudine Bories dans la tourmente des amours perdues
Après avoir réalisé en 1999 un moyen-métrage documentaire où elle allait "à la rencontre du masculin "(Juliette du côté des hommes), la documentariste Claudine Bories pose en 1981, pour son premier long-métrage, son regard acéré sur les couples qui se séparent. Quand masculin et féminin se déchirent, qu'est-ce qu'il reste? Un enfant qui ne peut se partager en deux ...
C'est au coeur d'une institution qui se veut neutre qu'elle a posé sa caméra, là où les décisions des juges sont appliquées et pourtant discutées. Voici quelques extraits de son carnet de bord, des repérages à la diffusion du film à Cannes, belle littérature du quotidien qui en dit beaucoup sur la réalité filmée, mais aussi sur le point de vue profondément bienveillant de la réalisatrice.
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
À la fois teen movie mélancolique et dystopie sur les dangers de l’IA, Happyend prend le parti de la jeunesse et de la liberté. Alors que la société autour des personnages se rigidifie, la mise en scène leur offre de précieux moments de respiration.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Ce portrait intime d’un des amuseurs fétiches du cinéma français est l’occasion précieuse d’entendre Christian Clavier se confier sur son art. La star se révèle en artisan passionné, qui peaufine sans cesse sa technique de jeu et son sens du rythme.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.