Antoine Raimbault : "Un Dupond-Moretti de cinéma, qui n'est pas lui."
VIDEO [2018, 39'] Tout a été repris avec exactitude, dans Une intime conviction : le nom de Jacques Viguier et de tous les autres protagonistes, à commencer par celui de maître Dupont-Moretti, le nom d'une affaire qui a tenu la France en haleine. Tout est donc vrai oui, mais tout est aussi fiction. Le réalisateur Antoine Raimbault a en effet allié le sérieux des faits et de la procédure (à l'opposé du spectaculaire américain en la matière) à la fantaisie de la fiction (l'invention du personnage de Nora, joué par Marina Foïs, entre autres) pour faire de son premier film un véritable thriller à la française. En compagnie de son acteur principal, Olivier Gourmet, et d'un spectateur un peu particulier, Éric Dupont-Moretti lui-même, Antoine Raimbault se livre à un échange passionnant avec le public, pour raconter sa manière de filmer la justice française, de la critiquer aussi et de montrer les vertus du doute dans une machine trop souvent broyeuse d'hommes.
TKT (« T’inquiète » en langage SMS) aborde le harcèlement scolaire de façon documentée, dure mais nécessaire. La réalisatrice dénonce ce fléau en faisant un usage intelligent du surnaturel et offre son ultime rôle à Emilie Dequenne, bouleversante.
Jafar Panahi se joue des menaces qui pèsent sur lui pour livrer une farce acide sur la situation en Iran. Mélangeant tragédie et comédie avec brio, le réalisateur porte un regard prophétique sur le cycle perpétuel des violences dans son pays.
À la fois teen movie mélancolique et dystopie sur les dangers de l’IA, Happyend prend le parti de la jeunesse et de la liberté. Alors que la société autour des personnages se rigidifie, la mise en scène leur offre de précieux moments de respiration.
Klára déménage brille par sa simplicité : la répétition des allers-retours entre ancien et nouveau logement. Une situation ordinaire mais pas anodine, car chaque trajet diffère subtilement du précédent et permet de mieux comprendre les personnages.
Ce portrait intime d’un des amuseurs fétiches du cinéma français est l’occasion précieuse d’entendre Christian Clavier se confier sur son art. La star se révèle en artisan passionné, qui peaufine sans cesse sa technique de jeu et son sens du rythme.
Stups traite du narcotrafic à échelle humaine, en filmant les audiences du tribunal de Marseille. Les réalisateurs, journalistes tous deux récompensés du prix Albert-Londres, scrutent les visages des prévenus mais aussi des juges, également dépassés.